Coaching cosmétique

Vous voulez lancer votre marque ou animer des ateliers cosmétiques. C’est possible !

Apprenez à faire vos cosmétiques vous même en toute liberté, et laissez s'exprimer votre créativité.

Initiez vous au monde de l'industrie cosmétique (technique, réglementation, biologie cutanée, esthétique...) et à celui de l'animation d'ateliers cosmétiques naturelles.

Spécialiste de la formation professionnelle cosmétique naturelle depuis 5 ans! Plus de 300 personnes formées en groupe (maxi 12) ou individuellement (1 to 1) et sur mesure…

Cosmétologue/Consultante Cosmétique et formatrice ma mission est de vous accompagner tout au long de votre projet professionnel et vous aider.

Contactez moi par mail à lacosmeteuse@gmail.com ou pour d’autres informations sur www.ccfc-cosmétique.com

vendredi 1 juillet 2016

Que faire pour qu'un produit soit légal? épisode 1

Si jamais vous aviez l'envie de vendre vos produits cosmétiques « home made », le passage à l'acte est plus compliqué qu'il n'y paraît. Les produits cosmétiques sont l'objet d'une lourde réglementation depuis les années 70, dont la dernière version est le règlement Européen (CE) 1223/2009.

Dans quel ordre je dois travailler mon produit cosmétique ?


Que faire pour être conforme ?

Aujourd'hui tout le monde, sans obligation de diplôme, peut développer, fabriquer, conditionner, distribuer ses produits cosmétiques dans le but de les mettre à disposition, autrement dit les vendre. Par contre, il existe tout de même deux obligations préalables :
-faire une déclaration d’établissement auprès de l’ANSM,
-travailler avec un expert toxicologue chargé d'évaluer la sécurité de votre produit pour l'utilisateur final.
Mais là encore, n'est pas toxicologue qui veut... Il faut être :
« titulaire d'un diplôme ou d'un titre sanctionnant une formation universitaire d'enseignement en pharmacie, toxicologie, médecine ou dans une discipline analogue ou une formation reconnue équivalente par un Etat membre »
En pratique, il est surtout nécessaire de maitriser la toxicologie pour établir un rapport conforme à l’annexe I du règlement, et ce n’est pas donné à tout le monde !


Ceci étant dit concrètement que faire?

Étape 1 la mise au point du produit :

Il va falloir formuler ses produits. A ce propos, il y a une réglementation (des substances interdites, ou autorisées jusqu’à un certain %, des conservateurs autorisés, des colorants autorisés…) Le bémol que je mettrais à cette étape, c'est que lorsqu'on formule on anticipe toujours le process de fabrication et les volumes. Les formules doivent être transposables à plus grande échelle pour être de qualité identique et financièrement rentable. Pour illustrer ce que je dis par une comparaison avec une recette de cuisine : un plat fait pour 4 personnes sera à modifier s'il s'agit de le faire pour 50. Si on veut un résultat identique, des effets de quantité vont impacter le goût, les textures, les dosages, les temps de cuisson et de préparation, le mode d'agitation, les casseroles ou plats à utiliser, le type de cuisson.... Bref la formulation se fait en anticipant cette problématique. En cosmétique maison ce n'est pas le cas, car ce qui compte c'est de faire un produit quasi unique... Un one shot!!!! En quelque sorte...

Étape 2 l'étude de la stabilité :

Avant de lancer un produit, il faut être sûre que la formule soit stable (cf post ici la stabilité). Pour cela il faut faire subir à tous ces essais des contrôles réguliers et systématiques : comme le prise du pH, la mesure de la viscosité (= consistance), l'étude de la stabilité par des vieillissements accélérés... Cela permet de sélectionner les essais stables, car nombreux sont ceux qui ne le sont pas. Puis, continuer à les travailler pour les améliorer, afin d'obtenir le produit de ses rêves ! C'est l'essai correspondant au produit stable et idéal qui va devenir la formule et le produit de référence. C'est donc lui et lui seul qui fera l'objet de la suite des études.
Les étapes 1 et 2 se font conjointement.

Étape 3 l'étude de la microbiologie :

C'est une étude qui permet de savoir quel sera le meilleur système conservateur (cf post ici sur les conservateurs). Autrement dit, permet de choisir l'association de conservateurs qui protégera le produit pendant sa durée de vie (= date de durabilité minimale : ddm) sans être ouvert, et une fois ouvert (= période après ouverture : pao). Pour plus d'infos lire le post sur l'étiquetage ici.
Cette étude ne peut généralement qu'être faite que par des spécialistes de la microbiologie car il faut tout un équipement et être formé à cela. Le test validant l'efficacité du système conservateur s'appelle challenge test et est obligatoire.
Bien-sûr, tous les produits ne nécessitent pas l'ajout de conservateur.
Une fois cette étape franchie, il faut passer à la suivante.

Étape 4 l'étude de la tolérance :

L'innocuité, c'est démontrer qu'un produit est inoffensif en étant posé sur la peau et que celle-ci accepte son contact. On parle aussi de tolérance cutanée. Cette étude, si l'expert toxicologue la juge utile, doit être réalisée par un prestataire de service dont c'est le métier. Les tests les plus couramment pratiqués sont l'évaluation oculaire et cutanée.  Il existe plusieurs méthodes (toutes alternatives) et plusieurs degrés de précision dans la tolérance attendue.
Une fois cette étape franchie, il est possible d'aller tester l'efficacité et verrouiller le mode opératoire de fabrication.  C'est à partir de là que la formule est considérée comme définitive. Elle ne peut plus être modifiée sauf cas exceptionnels imprévisibles (arrêt d’une matière première, changement dans la réglementation)

Étape 5 l’étude de l'efficacité :

Selon les allégations qui vont être mises en avant dans votre com, quelque soit le support (internet, packaging, presse, plaquette, plv....) il va falloir prouver que ce qui est affirmé est vrai. Et pour cela, il faut réaliser des tests plus ou moins onéreux par l'intermédiaire de laboratoires spécialisés.

Je n'irai pas plus loin dans les étapes techniques, car pour un entrepreneur qui se lance en cosmétique, c'est en général là que s'achève le parcours classique dit de développement d'un produit.
Un oubli : le choix du packaging qui va orienter en amont la formulation…
Par contre parallèlement, il va falloir constituer le dossier d'informations produit (plus connu sous le nom de DIP) exigé par le règlement.

C’est quoi le DIP !?
A suivre dans le prochain post! Ou participer à ma formation DIP BPF CPNP Règlement cosmétique


SOYEZ GENEREUX AVEC VOTRE PEAU...

Aromatiquement!

Merci à Claude mon experte réglementaire fétiche ! Pour sa relecture bienveillante et généreuse !


Pour plus d’info : claude.bonduconsult@gmail.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire