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samedi 20 décembre 2014

Francis Kurkdjian, enfant terrible, nez terrible


Par Ludvina Sanchez, Pachamamaï Cosmétiques 


 
  Ludvina Sanchez
Francis Kurkdjian 

9 décembre 2014, 18h30. Longue de 30 mètres, la file devant l'amphithéâtre me semble interminable tant mon impatience me titille. Ce n'est pas si souvent que l'on peut rencontrer le nez qui a coloré une partie de sa vie. Et quand l'Osmothèque propose une conférence de FK, forcément, je me précipite... Pour qui ne connaît Kurkdjian, le célèbre Mâle de Gaulthier sera certainement plus évocateur…

Face au public, cet homme vif et jeune (bin oui... nous sommes nés la même torride année !), un brin inquiet, se met à arpenter la scène, d'un pas dansant. D'emblée, il nous plonge dans l'ambiance en passant une vidéo évocatrice où le parfum est à la fois acteur principal et personnage invisible.
À pas chassés, il nous entraîne dans son monde et son histoire. Issu d'une famille arménienne, il en hérite un patrimoine riche en senteurs et flaveurs qu'il a partagé dans le cultissime livre La cuisine des nez. Tout petit, ses premières aspirations le tournent vers la danse et le piano. Mais c'est finalement au parfum que le tout jeune adolescent décide de consacrer sa vie. On le voit, rêveur, s'émerveiller devant un article de presse sur des parfumeurs célèbres.

Respectant le souhait de son père inquiet de le voir s'engager dans une profession auquel ce dernier ne croit pas, il enchaine, après sa formation de parfumeur à l'ISIPCA, sur une école de marketing. Et il choisit de réaliser son mémoire sur le parfum. Bien sûr. Par un heureux hasard, les membres de son jury comprennent quelques parfumeurs. Il est classé dans les cinq premiers. La présidente du jury lui laisse sa carte dédaigneusement, l'air de dire : on verra si vous en ferrez quelque chose. Il ne s'agit pas moins de Chantal Roos, que certains membres de Pachamamaï ont eu l'honneur de côtoyer par le passé.

Armé de son tout jeune diplôme, il se rend chez l'impératrice des parfums, alors directrice des parfums pour JPG qui lui dit : Mon petit Francis, je vais vous apprendre à travailler un vrai projet. Et celle qui se pose en mentor et deviendra sa marraine lui lance un défi... Imaginez un homme, sortant de la plage, la peau sentant le propre mais aussi la sueur, une senteur sexy... Transmettez dans un parfum cet univers... Quand il nous décrit cette lettre de mission, les yeux de Francis partent, ces quelques mots semblent évoquer des univers infinis... Il respire la mouillette de parfum, évoque une lavande gourmande... Et avec une autodérision caractéristique de sa simplicité et de son élégance, il explique que, ne sachant pas grand chose, il valait mieux faire simple. 6 notes subtiles créent l'harmonie ravageuse. Après 8 mois de travail, à "24 ans 3/4", il finalise le Mâle pour JPG qui n'a alors pas encore la renommée actuelle. Le succès déferle, en France, à l'étranger...

Francis n'est pas du genre à s'endormir sur ses lauriers et ne souhaite pas rester toute sa vie celui qui a créé le Mâle. Il part donc aux États Unis découvrir un nouveau monde où son sens olfactif, formé aux parfums français, est chahuté, y compris par les odeurs de la lessive de sa colocation (sic). Et ce qui deviendra comme une marque de fabrique prend forme... Il met en senteur des émotions, des amitiés, des rencontres, des époques... Tel un psy du parfum, il capte l'âme et l'essence de ses clients pour mieux les incarner.

Après les mots et les visuels, il nous entraîne dans une ronde de senteurs qu'il a créés -et pour quels noms ! Narciso Rodriguez, Dior, Armani, Guerlain, etc.-. Devant nos nez ébahis défilent fougère taquine, fleurs royales, patchouli profond, reconstituant un patrimoine olfactif, inventant des notes contemporaines ou futuristes.

À l'aube de ses quarante ans, pour ne pas rester celui qui attendra LE poste de sa vie chez un grand, pour ne pas être "celui qui regarde passer les trains sans monter dedans", il décide de créer la Maison Francis Kurkdjian, SA maison. Il recrée l'univers des possibles et scelle des alliances de toute beauté en offrant à des objets inertes leur vie rêvée et parfumée. Fontaines, éventails pop-up, gants dans la tradition des maîtres gantiers parfumeurs d'antan, portefeuilles s'animent en notes parfumées.

Et sa nouvelle quête? La recherche du parfum intemporel comme un graal, celui qui traversera les âges sans une ride... Non, il ne sera pas le nouveau Faust, ses yeux et son cœur sont trop empreints d'amour pour la vie qu'il regarde avec des yeux d'enfant, terrible bien sûr...

Il ne vous reste plus qu'à courir au 7 rue des Blancs-Manteaux, découvrir son nouvel espace. En attendant, je vibre à ses mots: sentir bon, se sentir bien, sentir beau... Peut-être qu'un jour je sentirai bon grâce à sa patte unique…





http://www.pachamamai.com/savon/

Je remercie Ludvina de Pachamamaï d'avoir jouer le jeu, m'avoir confié sa plume et avoir su nous conter une/deux tranche(s) de vie passionnément et Aromatiquement!

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